Carton n°1
Dans mon 1er carton, des CDs. Ceux qui ne me manqueront pas cruellement pendant 1 mois et demi de séparation. Choix difficile. Plein de nouveaux albums à sortir en cet automne 2005. Je ne garderai donc auprès de moi que peu de vieux CDs pour me gaver plutôt de Dionysos (mais tu lèches mes lacets?) dès que je l'aurai récupéré auprès de mon dealer préféré de la rue des 3 bornes. Peut-être aussi le nouvel Aston Villa, s'il est bien, je dois aller l'écouter à la Fnuc d'abord.
Mettre quelques CDs en pension au 58 Rocket Street. Ceux qui ne font pas boîte à rythme pour ne pas agacer le Boss (éviter les B52s, fatalement). Renouveler notre programmation musicale. Brailler sur des chansons qu'on connaît par coeur, parce que les heures de boulot passent plus vite dans ces conditions, et les cartons de bouquins pèsent un peu moins lourd.
Aujourd'hui dernières heures de boulot de l'ectoplasme. Il a mis la journée à déballer 3 cartons. Il a fait son lot de conneries, comme tous les jours. J'ai renoncé à les noter, il en fait trop. Ne plus avoir à supporter son haleine fétide. Ne plus avoir à prendre sur moi pour ne pas lui mettre une claque derrière la tête quand il a l'air d'une poule devant un ouvre-boîte. Ce soir on a fêté son départ autour d'une bière. Sans lui. Sa conclusion sur son expérience dans la plus belle librairie du monde:"Je n'aime pas le commerce, je n'aime pas faire de la caisse, je n'aime pas le contact avec les gens." Ah ben oui, tu m'étonnes qu'il n'était pas dans son élément le garçon.
Je vais aller au boulot en vélo tous les jours, pour ramener des cartons sur mon porte-bagage tous les soirs, et me lever à l'aube tous les matins, pour remplir ces mêmes cartons. Avoir une idée du mouvement perpétuel et de cet aspect si pationnant (cf. <20six.fr/ounpaistropical> concernant l'orthographe de ce mot à l'étymologie riche de sens) dans la nature, qui n'aime pas les vides. Je m'auto-proclame donc très nature, comme personne, vu ce que le vide ne dure jamais bien longtemps en ma présence. Par contre quand on dit que rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme, je reste sceptique. Je ne perds rien, certes, mais j'ai aussi le sentiment très net que des générations spontanées (et successives) de livres sont nées (donc création) dans ce minuscule studio de la rue des Boulets.
Don't panic.
Don't panic.
Don't panic.
RHAAAAAAAAAAAAA!
