17.8.05

La cabane en Normandie

Aller-retour en Normandie en une journée.
Je suis allée dormir à Catcity pour que nous puissions partir tôt.
Petit déjeuner: Mom me propose des corn flakes. Je les verse dans mon bol, je verse le lait, je touille. Jusqu'ici tout va bien. Je mange. Je trouve un goût bizarre. Je me dis que c'est l'aspirine que j'ai prise avant de me coucher hier (l'air trop pur de Catcity, ça me file la migraine). Mais non, le goût persiste. Je goûte le lait tout seul. Le lait a un goût normal. Je me dis que c'est dans ma tête. Je regarde la date sur la boîte de céréales, le 16 août 2005. Ben voilà. Mom a essayé de m'empoisonner au petit déjeuner. Je ne pensais pas que les céréales avaient sale goût dès le lendemain de leur date de péremption, eh bien maintenant je peux affirmer que oui. Une journée qui commence bien.

Départ à 8h, pas bien les yeux en face des trous, mais encore la délicieuse sensation de partir en vacances. Sauf que.

J'avais oublié combien Mom peut se montrer trop enthousiaste à l'idée de passer une journée en ma compagnie. Sa fébrilité à vouloir que tout soit parfait. Sa capacité à passer 1h dans les petites routes de campagnes pour trouver the perfect spot pour manger le pique-nique. RHAAAA!

Et là, là...

C'est encore pire. Nous nous rendons à Percy en Auge. Un bled paumé au milieu du pays d'Auge où mon frère et sa douce font construire leur maison en vue de perpétuer l'espèce (entre autre). Et Mom déteste l'endroit d'emblée.

Je fais le GPS. Mom n'aime pas l'autoroute, vive les petites routes de campagne. J'aime bien faire le GPS, ça permet de repérer plein de noms de bled que je n'aurais jamais imaginés même dans mes rêves les plus fous. Là, je n'ai pas à chercher bien loin. La ville à côté de Percy s'appelle Mézidon-Canon. Mets-z-y donc un canon, je me gausse. Je deviens carrément hilare lorsque nous nous mettons à la recherche de la rue des godets dans un patelin avoisinant. Il m'en faut peu pour m'esclaffer.

La visite de la maison a rendu Mom maussade. Juste pour situer, le terrain est coincé entre un terrain militaire désaffecté et une voie ferrée. Pourtant, je ne peux m'empêcher de me dire que mon frère construit sa maison et que c'est génial. L'excentricité du décor me fait sourire, et je sais que mon frère s'y fera très bien. Ca ne redonne pas le sourire à Mom. Elle, qui rêve d'aller habiter dans la PACA, me dit:"Si ça se trouve, toi aussi tu vas t'installer en Normandie et je vais finir par aller y habiter aussi." Je réponds:"Si ça avait marché avec Monsieur le L, il y aurait peut-être eu un risque minime, sachant qu'il est originaire de Caen. Mais comme ce n'est pas le cas, tu peux dormir sur tes deux oreilles." Mom constate:"Tu n'as pas digéré cette histoire, avec Monsieur le L." Moi:"Nan."

Sur la route du retour, nous avons vu un joli panneau publicitaire pour une résidence hôtelière au prestige... douteux. La bâtisse en question se nommait:"Hotel de la levrette."

Vive la Normandie!

2 Comments:

At 2:08 PM, Anonymous Anonyme said...

eh oui, la Normandie est pleine de hameaux et lieux-dits aux noms étranges , "La levrette"? J'en connais cinq dans un périmètre de 20 km autour de Caen.
c'est pareil dans les autres régions de toutes façons. Alors pour le cours de toponymie, Mézidon-Canon, c'est la réunion de deux communes, plus loin quand tu sors de Mézidon, tu as le château de Canon et ses jardins.
je me prépare à un petit week-end dans cette région hospitalière avec rienquemoi et on va vous faire un relevé très instructif de ces bizzareries cantonales.
bon ben profite bien de tes vacances chouchou.

 
At 2:18 PM, Blogger bbl said...

chouchou> le truc que j'ai trouvé enorme c'est de baptiser l'hotel comme ça, sinon le nom du lieu dit en question, je me doute que ce doit être monnaie courante. J'ai pu constater de visu la raison de l'appellation de Mezidon-Canon. Je me doute que vous allez bien rigoler ce week-end avec Rienquemoi. Allez, profitez bien vous aussi et bon courage pour la fin de la semaine.

 

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