17.9.05

Eh, t'as fait combien?

C'est le refrain entre le 56 (chez Homère) et le 58 (chez nous) sur Rocket Street. Et aujourd'hui on lui en a mis plein la vue à Homère, on a pulvérisé le chiffre d'affaire. Pourtant, ce n'était pas joué d'avance, c'était jour de compta et le Boss déteste ça. Comme si on le punissait à la cave sans lumière. Il tempête, le Capitaine, d'ailleurs je crois que ce sera son nouveau nom, Captain Boss.

Ce matin, je faisais la librairie buissonnière, j'étais au taekwondo. On a fait des coups de pied sautés et c'était la 1ère fois que je tentais de nouveau celui sur lequel je me suis blessée en décembre dernier. Je flippe à mort. Sur les autres, je flippe un peu, mais pas autant que sur celui-là. Frustration maximum parce que ce coup de pied-là, je l'aime bien. La route est longue, bon sang, j'en vois toujours pas le bout.
Failli avoir une crampe dans l'épaule à force de tenir la cible, ridicule comme courbature, quand on en connaît la cause. Dans le vestiaire, une des nouvelles recrues féminines:"Comment vous pourriez me vendre votre club pour me persuader de m'y inscrire?" Ca m'a sciée. Il n'est pas à vendre, mon dojang! Enfin, je suis restée zen, juste dit:"On se met pas sur la gueule." Ca a eu l'air de la convaincre. Tant mieux parce que j'avais pas envie d'en rajouter.

J'ai eu la visite de Patfoot à la librairie ce midi après l'entraînement. Il a parcouru 2 fois Rocket Street avant de trouver le 58, entre lui et Obiwan (sans la barbe aujourd'hui) qui, lui, voulait trouver le 58 sur la rue de Charonne... Pas facile.

Demain, repos. Mais comme j'irai probablement chercher des cartons au 58, je suppose que je resterai bosser un peu pour que Captain Boss puisse faire un break... Jusqu'où va se nicher la conscience professionnelle, quand même.