3.11.05

quand la nuit tombe je tombe aussi

Je renonce à Monsieur le L. Je sais, c'est la 2e fois. Disons que ce sera la seconde, ce qui permet de poser le point final.

Je suis triste et heureuse en même temps (ben oui).

Triste parce que l'histoire aurait pu être jolie. Triste parce que renoncer ça laisse un vide, un peu comme quand on décroche un tableau et qu'on voit la trace du cadre sur le mur. C'est vide mais c'était plein, à une époque - désormais révolue. Sauf que le mur c'est mon estomac, j'ai un creux immense au milieu du ventre qui anesthésie mes sensations, mes sentiments.

Heureuse parce que je décide de passer à autre chose sans foncer dans le mur de nouveau - toujours le mur. Décidée à aller de l'avant. J'étais clouée au sol depuis quelques mois - maintenant je suis légère, emplie de tout ce vide, j'attends le prochain souffle.

Je veux partir sur la seule route où il y a du vent

La balance s'équilibre. Je marche sur le fil (mais quel mal me prit de m'éprendre de lui). Je tomberai de nouveau, mais pas pour ce luthier.

Quand on aime ça retourne la tête, le coeur, les sens. Il n'est pas retourné du tout, le luthier, il s'en fout pas mal, de moi, il reste à l'endroit, infroissable, droit, limite raide, sans relief. Un mur uniforme, sans couleur.

Il ne fait plus battre mon coeur.

Je m'abandonne
et je t'oublie


Des livres pour m'évader.
Des briques et des planches pour leur construire une maison.
Des feuilles pour écrire (à l'ancienne) un clavier pour jouer (avec les mots) des cordes à ma guitare pour chanter (un peu faux mais toujours avec émotion) un fauteuil pour contempler la cime de l'arbre qui jaunit à peine.


Rencontre.
Tout contre.
Avec, plutôt que contre.

Question de courant.

2 Comments:

At 5:39 PM, Anonymous Anonyme said...

C'est l'été indien mon chouchou.
arf arf arf

 
At 6:21 PM, Blogger bbl said...

NIAHAHAHAHA

 

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